Littérature 2008-2009

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RECUEIL LITTÉRAIRE 2009

Pour une 7e année consécutive, la Commission scolaire du Val-des-Cerfs a procédé au lancement du recueil littéraire. L’événement a eu lieu le 12 mai dernier à l’école secondaire Wilfrid-Léger de Waterloo. Cette année, ce concours s’adressait exclusivement aux élèves des classes de français de 3e secondaire. Les jeunes écrivains avaient pour mission de rédiger un conte ou une légende en s’inspirant d’un dessin réalisé par un élève de 3e année du primaire.

En plus de recevoir un recueil où l’ensemble des textes a été publié, les auteurs des cinq meilleurs textes accompagnés des élèves de 3e année qui ont produit leurs dessins se sont partagé plusieurs chèques-cadeaux.

Longue vie à ce concours littéraire qui stimule l’imaginaire et la créativité de nos élèves !

RECUEIL DE CONTES ET DE NOUVELLES DE 3E ET DE 4E SECONDAIRE

On dit souvent qu’entre avoir une idée et la mettre sur papier, il y a un monde. L’angoisse de la page blanche n’est pas un mythe et c’est pourquoi l’écriture est un art… Il y a quelques jours déjà se tenait le lancement de la 24e parution du recueil littéraire de l’école secondaire Massey-Vanier. Pour l’occasion, des élèves de 3e et 4esecondaire ont relevé le défi d’écrire un conte ou une nouvelle.

Parmi tous les textes reçus, un jury formé d’élèves de 5e secondaire et d’un membre de la direction a eu la délicate tâche de sélectionner les textes narratifs à primer en tenant compte de leur originalité et du style d’écrire de l’auteur. Lors de l’événement, les trois gagnants du concours de la nouvelle littéraire ainsi que les trois gagnants du concours du conte se sont mérité un total de 450$ en prix. De plus, environ 800$ de volumes et de romans de toutes sortes ont été distribués en prix de participation aux jeunes auteurs du recueil.

Pour cette édition, la récipiendaire du premier prix pour la qualité de sa nouvelle littéraire est Jade Barshee, élève de 4e secondaire. Son écrit intitulé Trafic humain en surprendra plus d’un, j’en suis certaine. Bonne lecture !

TRAFIC HUMAIN

Ce sentiment de bien-être, le seuil de l’extase, je le connus. Cette sensation de sécurité indéfinissable, en la compagnie des miens, entourée de ceux qui me ressemblent, ne cesse d’effleurer ma pensée depuis le jour où on me déporta. Ce jour marqua le début du carnage dont ma vie serait victime dès la première seconde de mon expédition.

Entassée dans la boîte de carton estropiée qui me servait de refuge durant mon périple, toutes sortes de questionnements me vinrent en tête. Qu’allaient-ils faire de nous, eux, ces créatures barbares qui nous exploitaient sans considération, que me voulaient-ils à moi et à mes confrères ? Sans aucune pitié, ils nous séparèrent. Puis, je fus transportée d’un refuge à l’autre. Ils étaient tous plus délabrés les uns que les autres. On me fit sentir comme de la vermine. Je me sens toujours ainsi, souillée de tous ces cochons qui posèrent leurs satanées mains sur moi. Au fur et à mesure, tous ces attouchements m’endommagèrent, je ne devins qu’une simple copie de moi-même. Fripée, endommagée et pliée, on ne me présentait aucun respect. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’avais qui les rendait fous ? Ils voulaient tous me posséder et ils m’échangeaient comme une marchandise sans se soucier de qui serait le prochain destinataire. Je fus entassée dans d’innombrables taudis, recroquevillée sur moi-même. Parfois, on me plaçait avec d’autres qui semblaient tout aussi écoeurés de cette société qui nous manipulait grossièrement.

J’avais été transportée dans trop d’endroits pour vraiment savoir où je me trouvais. Je savais que j’étais dans un endroit public, car dehors c’était bruyant. J’entendais les enfants. Comme j’aurais voulu les rejoindre et vivre librement, transportée par le vent. On me sortait parfois, mais c’était seulement pour ensuite me comprimer dans la pénombre, seule et abandonnée à moi-même. Mon refuge appartenait à un homme, je le savais à cause de son état ; tout était désorganisé, on y trouvait une quantité énorme de papiers de toutes sortes et il y avait même des morceaux de muffins dans certains coins. Je sentais qu’il allait me sortir, car il me tripotait subtilement de temps à autre, comme pour me préparer. Cela me dégoûta une fois de plus de sentir des mains d’inconnu se promener sur mon être meurtri qui faisait sincèrement pitié. J’avais quelques coupures faites par le temps, je les sentais qui voulaient s’étaler encore plus. Je les sentais comme je sentais son toucher sauvage. Je présumai que ça y était, que je m’apprêtais à être échangée une fois de plus.

Puis, j’entendis un bruit strident, un genre de « Bip », qui s’approcha de moi Il se répétait mécaniquement encore et encore. Pendant que ces sons agressants m’étourdissaient, je parvins à deviner une voix.

– Cela va faire dix-sept et quatre-vingt-quinze, monsieur.

– Attendez, je n’ai qu’un billet de vingt dollars.

Sur ces paroles, l’homme posa de nouveau ses grossières mains sur moi, puis me lança à la dame qui serait alors responsable de mon sort.

Celle-ci m’immobilisa dans une caisse noire. Puis, dans la pénombre, je continuai d’entendre ce bruit torturant avec l’effroi de me retrouver à nouveau aux mains d’un étranger.

MAGIE DE L’ÉCRIT 2008-2009

Lors de l’édition 2008-2009 du concours littéraire La Magie de l’écrit, une douzaine d’élèves du primaire ont été reconnus pour l’originalité et le style de leur texte. Invités à composer un récit ou un poème, les jeunes participants ont eu une belle occasion de faire valoir leur talent. À voir les clichés, enseignants et directeurs étaient tous très fiers des auteurs récipiendaires. Bravo à tous !

Scintillant diamant

Je suis chez moi, dans ma cour par un bel après-midi de fin février. Il a beaucoup plu ces derniers jours et la neige a presque toute fondue. J’en profite donc pour sauter dans une flaque d’eau, comme quand j’étais petite.

Au moment où je commençais à vraiment m’amuser par cette journée printanière, un objet brillant et scintillant attire mon attention. Je m’approche un peu. Par magie, le chaleureux paysage autour de moi ne m’attire plus du tout. Mon regard fixe ce mystérieux diamant ovale. J’avance encore et encore pour enfin toucher ce qui me préoccupe tant. Après l’avoir contemplé pendant plusieurs secondes, je décide d’aller l’examiner dans ma chambre…

Une fois arrivée en haut, je l’observe sous tous ses angles. Il brille plus que jamais. Plus tard, ma mère me crie qu’il est temps d’aller souper. Je regarde la pierre rouge une dernière fois. Puis, tout bonnement, je lui dis que j’aimerais bien manger des pâtes. Lorsque j’arrive à la cuisine, ma mère m’annonce que l’on mange du spaghetti. Stupéfaite, je fais comme si rien n’était en me disant que ce n’est qu’un hasard. Le reste de la soirée se passe très vite. Puisque j’ai de l’école demain, je me couche de bonne heure. Au moment où j’allais m’endormir, je me rappelle brutalement que demain j’ai un examen de géométrie, une matière que je ne comprends pas ! Puisque je n’ai rien à perdre, je demande à mon bijou d’avoir la note de passage, 60 pour cent. Puis, je me recouche l’esprit préoccupé. Le lendemain, une douce lueur venant de ma fenêtre me réveille. Je sors malheureusement des bras de Morphée en repensant à ce qui m’attend à l’école.

Trois longues journées plus tard, je reçois enfin ma note, 85 pour cent ! Je commence alors à douter de la banalité de ma trouvaille. Peut-être est-elle magique ? Que me réservera encore mon précieux trésor ?

Il y a déjà 2 ans de cette histoire. Un trou traverse maintenant mon diamant que je porte chaque jour à mon cou comme collier. Il réalise chacun de mes vœux…

Kassandra Morin, 5e année

 

Mer, jolie Mère

La mer
Quel joli chant

Autant que la voix de ma mère

Ce son est réconfortant.

 

Je suis comme un bateau égaré

Voguant sur le calme des eaux

Bientôt, dans tes bras, je me jetterai

Pour entendre tes doux mots.
Comme un trésor

Tu caches tes secrets

Au plus profond de ton corps

Solide comme un muret.
Tu es la source qui me réconforte

Avec ta musique mélodieuse

Une de tes qualités, être forte

Se reflète dans tes yeux d’amoureuse.
Une place dans mon cœur d’enfant

T’est précieusement réservée

Toujours, je la garderai

Pour toi, merveilleuse maman.

Mauï Auger, 5e année

 

L’histoire du roi Louis

Les douze coups de minuit sonnèrent. Le roi Louis se réveilla en sursaut. Il était en retard, il s’était endormi près du feu. Encore dans ses habits d’apparat, il courut vers les écuries. Ce grand gaillard à la carrure impressionnante enfourcha son cheval avec une agilité surprenante. Au gallot, il arriva rapidement à son nouveau palais, le château de Neuschwanstein. La construction n’en était par terminée mais il était déjà majestueux avec ses murailles blanches et ses petits toits bleus.

Le roi se précipita dans la plus haute tour, où dans un magnifique lit à baldaquin, reposait sa fille. La belle Frida avait été ensorcelée par la sorcière Babine. Réputée pour sa cruauté, elle avait endormi la princesse dans un sommeil qui la tuait à petit feu. Si Frida survivait, Babine mourait. Louis devait absolument la sauver. Depuis la mort de sa femme Delly, elle était sa seule famille. Pour la sauver, il devait attraper une étoile.

Babine le croyait incapable de réussir, mais le roi savait qu’il y parviendrait. Il était prêt à tout pour sauver Frida. Ce soir, c’était sa dernière chance… il avait déjà essayé plusieurs fois, mais il avait échoué.

Louis empoigna le filet près de l’échelle et gravit les marches qui le séparaient du minuscule balcon en haut de la tour. Le ciel était parsemé d’étoiles multicolores, n’importe laquelle suffirait pour redonner la vie à la princesse. Louis virevolta et sauta dans la pluie d’étoiles filantes, essayant de toutes ses forces d’en attraper une. Il était presque 4 heures et l’aube ne tarderait pas à se lever. On pouvait lire le désespoir dans le regard du roi. Les étoiles disparaissaient petit à petit dans le brouillard léger de cette journée grise.

Mais, comme pour lui redonner espoir, une petite étoile argentée fila lentement près de lui. C’était comme si elle lui parlait, c’était la voix de Delly. Le sifflement étrange le déconcentrait et l’encourageait en même temps. Il l’attrapa de justesse, se jetant dans le vide pour l’atteindre. L’étoile, si petite fut-elle, l’empêcha de tomber. Il déposa soigneusement l’étoile sur le cœur de Frida qui s’éveilla lentement.

Louis et Frida retournèrent ensemble au château de Bavière. Le matin même, Louis annonça au peuple la guérison de la princesse. Les ménestrels chantèrent et dansèrent en son honneur. Pendant ce temps, les ouvriers du château de Neuschwanstein découvrirent la sorcière Babine morte près du chantier.

Adèle Couture, 6e année

La paix

Tu es un démon

Qui nous tire dans le front

Sans penser tu tues

Mais tu continues.

 

Nous de pauvres innocents

Enfants et parents

Nous voulons désormais

La liberté et la paix.

 

Tu brises des vies

Tu fais souffrir

Tu anéantis

Et surtout tu as un fou rire.

 

Nous voulons une vie

Nous voulons la paix

Plus de bruit

Plus de pistolet.

 

La guerre c’est mauvais

Arrêtons-la

Plus de secret

Plus de soldat.

Éloïse Richard, 6e année

 

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