Des élèves participent à une recherche sur la mémoire de travail

Les écoles Avé-Maria et Saint-Joseph participent à une recherche sur la mémoire de travail : des résultats préliminaires probants, grâce à la participation d’élèves du 1er cycle du primaire et à une collaboration fructueuse entre partenaires de l’éducation!

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Élèves de l’école Ave-Maria ayant participé au projet

Au cours de la dernière année, deux classes des écoles Avé-Maria et Saint-Joseph ont accueilli un projet de recherche sur la mémoire de travail. En conférence de presse, Joanne Gosselin, conseillère pédagogique a tout d’abord souligné : « La CSVDC s’est sentie interpellée à participer à ce projet, en collaboration avec le milieu de la recherche universitaire, puisque deux objectifs du plan stratégique visent justement les mêmes cibles, soit : améliorer la réussite et la persévérance scolaires des élèves en difficulté d’apprentissage et permettre le développement des compétences à lire et à écrire chez les élèves, en leur proposant des stratégies qu’ils doivent mettre en place, lors de divers apprentissages scolaires ». Par ailleurs, l’empressement à collaborer à cette recherche provient du fait que les études récentes indiquent même que la mémoire de travail constituerait un meilleur prédicteur des apprentissages scolaires que le niveau de fonctionnement intellectuel. Ensuite, la coordonnatrice, madame Véronique Parent, Ph. D., chercheuse et enseignante en psychologie à l’Université de Sherbrooke a présenté avec enthousiasme les résultats préliminaires de son étude.

Les résultats :

Les données préliminaires démontrent que les élèves ayant utilisé le programme d’entrainement de la mémoire améliorent leur capacité de mémoire de travail, tant verbale, visuelle que spatiale. Les résultats tendent à indiquer que les élèves de 1re année amélioreraient plus leurs capacités visuelles et spatiales que verbales et inversement pour les élèves en 2e année. Toutefois, les tests ne permettent pas de démontrer que ces améliorations pourraient améliorer les performances scolaires des participants. Les analyses se poursuivront au cours de prochains mois, afin de vérifier si les résultats seront différents.

Le programme :

Au total, sept écoles de la Montérégie et de Montréal ont participé au projet de recherche. Les élèves ont réalisé à l’ordinateur, une série d’exercices impliquant la rétention et la manipulation d’information verbale et visuospatiale. L’entrainement de la mémoire s’est déroulé pendant 7 semaines, à raison de 4 séances d’entrainement par semaine, d’une durée de 30 minutes chacune, pour un total de 24 séances.

Les objectifs de recherche :

L’objectif de cette recherche se voulait de vérifier l’efficacité d’un programme d’entrainement de la mémoire de travail, auprès de jeunes élèves de la première et de la deuxième année du primaire. Plus spécifiquement, la recherche visait à évaluer les impacts du programme sur le rendement académique, permettant ainsi de prévenir les difficultés scolaires et de contribuer à la persévérance scolaire.

Des retombées positives inattendues :

En plus de faire avancer la recherche sur la mémoire de travail, le projet aura apporté bien plus que des données quantitatives. En effet, le portrait de classe, transmis gracieusement à l’enseignante, aura permis d’offrir aux élèves une intervention plus ciblée pour tout le reste de l’année scolaire. Les élèves, quant à eux, en retirent une grande satisfaction, puisque plusieurs connaissent maintenant de nouvelles stratégies afin d’apprendre et de retenir plus facilement l’information. Pour l’enseignante, c’est le niveau de concentration de ses élèves qui s’est amélioré, facilitant ainsi les apprentissages.

Heureux des nombreux apports de ce projet, tous les acteurs scolaires impliqués espèrent bien que d’autres collaborations avec le milieu de la recherche verront le jour au sein des écoles.